Trucs et astuces

24/02/2011 14:12 par les_bargeots_de_la_rando




Trucs et astuces en alimentation


N'en jetez plus

Si votre cheval préféré a l'habitude de gaspiller sa ration, mettez donc les granulés ou graines dans une musette que vous attacherez autour de son cou.

Stabiliser les mangeoires au pré

Pour éviter que les concentrés donnés aux chevaux vivant au pré se retrouvent par terre, il est important de stabiliser les mangeoires lorsqu'elles sont au sol. Pour ce faire, trouvez de vieux pneus, mettez-les à plat sur le sol et installez une chaudière peu profonde et au diamètre légèrement inférieur à celui des pneus dans leur centre. Le tout évitera que les grains ne s'éparpillent avec l'enthousiasme du cheval!


Trucs et astuces pour l'entretien du matériel


Utilisez une vieille paire de bas pour l'entretien du cuir

Enfilez comme des gants une vieille paire de bas sports en coton. L'entretien et le graissage de votre de votre harnachement seront plus efficaces et précis qu'avec une éponge et, surtout, moins salissant pour les mains. Vos doigts seront également moins crispés!

Une nouvelle brosse dure encore plus efficace

Augmentez l'efficacité de votre nouvelle brosse dure, que vous réservez bien sûr uniquement à l'entretien de la robe du cheval, en la faisant tremper dans l'eau une heure et en la laissant sécher complètement avant de vous en servir. Elle sera plus efficace et la poussière n'y résistera pas!

Garder le matériel de pansage propre

Il arrive parfois que de la poussière s'accumule dans les brosses de pansage. Cette vieille poussière se retrouve parfois, malheureusement, sur le pelage du cheval. Pour éviter cela, il existe un truc étonnamment simple. Faites tremper vos brosses toute une nuit avec un bouchon ou deux de shampoing anti-bactérien pour chevaux. Au matin, faites-les sécher quelques minutes au soleil et voilà! À répéter aussi souvent que vous voulez!

Protéger les cuirs pendant l'entreposage

Si vous prévoyez ne pas utiliser votre harnachement pendant quelque temps, lavez-le au savon à la glycérine et graissez-le abondamment avant de l'entreposer. Lorsque vous en aurez besoin, vous ne le retrouverez pas asséché ou craquant.
Vous voyez quelques signes de moisissures? Elles disparaîtront par un simple passage de savon à la glycérine. Un autre truc consiste à frotter les cuirs avec de l'essence de térébenthine avant l'entreposage. Elle empêchera la formation des champignons qui causent les moisissures. Pour être encore plus efficace, placez des cotons ou ouates imbibées de cette essence dans l'endroit où vous entreposez l'équipement.

Lavage en machine

Laver vos sangles, longes et licols en nylon ou coton dans votre machine, c'est possible. Mettez-les toutefois dans votre sac de pansage, qui en profitera par la même occasion pour prendre un bon bain.


Trucs et astuces pratiques


Récupérez vos rênes!

Ne jetez plus vos rênes cassées! Elles pourront vous servir dans quantité de situations. Et notamment comme sangles pour éviter à vos sacoches de selle de ballotter aux allures vives (ne pas serrer).

Se serrer la ceinture

Si votre cheval est un peu chatouilleux lorsque vous portez des vêtements amples, mettez une ceinture afin de limiter l'ampleur et les flottements de ceux-ci.

Un mors qui a bon goût!

Si votre cheval est récalcitrant lorsque vient le moment de le brider, voici un truc qui devrait résoudre ces problèmes. Enduisez légèrement le mors de mélasse ou de miel et présentez-lui. Sa nature gourmande devrait surpasser ses craintes lorsque vous lui glisserez doucement le mors entre les dents. Les chevaux peuvent devenir récalcitrants au mors s'ils se sont fait cogner les dents, par exemple. De plus, un mors glacé au goût de métal n'est certainement pas appétissant… Celui-ci laissera plutôt un bon souvenir!

Premier contact du poulain au licou

Afin de réussir à passer le licou à un poulain pour la première fois, voici un petit truc qui devrait faciliter les choses. Plongez le licou au fond d'un sac de granulés pour au moins une nuit et présentez-le au poulain. L'odeur favorisera l'acceptation de cet équipement. Ensuite, tenez le licou ouvert au-dessus de la mangeoire remplie de grains et laissez le cheval glisser son nez dans la mangeoire… et dans le licou!



Trucs et astuces en santé


Dis « ahhhhhhh! »

Pour administrer plus facilement plus facilement un vermifuge contenu dans une seringue buccale, bridez votre cheval.

Couverture de paille

Bouchonner un cheval lorsqu'il est mouillé, c'est bien. Après le bouchonnage, mettez lui de la paille sur le dos et recouvrez-le de sa couverture. Cette astuce permettra un meilleur séchage, et plus rapide.

Faut pas voir ça…

Certain chevaux deviennent peureux dès qu'il s'agit de les soigner. Il convient de camoufler coton et médecine dans votre poche et de cacher l'œil du cheval pour le soigner. On peut aussi siffloter en même temps pour le déconcentrer.

Entretien facile des châtaignes

Chez un cheval, l'épaisseur des châtaignes ne devrait jamais dépasser la surface du membre car elles pourraient alors être facilement blessées. Il ne faut donc pas les laisser devenir trop longue ou trop dures. Si les châtaignes de votre cheval dépassent la surface du membre, frottez-les avec de la vaseline ou de l'huile pour bébé pour les ramollir. Avec vos doigts, pelez une couche de corne ou effritez-la en utilisant une petite étrille ou une brosse à poils durs. Attention de ne jamais enlever plus d'une ou deux couches à la fois. Recommencez quotidiennement jusqu'à ce que les châtaignes soient égales à la surface des membres. Par la suite, entretenez-les en appliquant de l'huile pour bébé une ou deux fois par semaine ou quand elles recommencent à sécher.

Protéger la queue des frottements

Voici comment créer un protège-queue maison. Prenez simplement un vieux bas de laine dont vous couperez l'extrémité fermée. Glissez-le sur la queue du cheval, l'extrémité coupée vers le bas. Fixez le haut en l'entourant avec du ruban adhésif. Voilà qui fera bien l'affaire le temps d'un transport!

Éliminer les œufs de mouche

Si vous remarquez la présence d'œufs de mouche sur les membres inférieurs de votre cheval, voici un truc facile qui permettra d'éviter qu'ils ne soient absorbés et qu'ils parasitent l'animal. Frottez les parties infestées de vinaigre tiédi et ces vilains œufs ne seront plus qu'un mauvais souvenir!

Brosse à toutou

Les inévitables plaques de boue qui sèchent sur les chevaux au pré l'hiver sont longues à brosser. Une carde à mouton ou une brosse métallique pour chien se révéleront bien plus efficaces qu'une étrille.

Un peu de gym…

Si vous fixez la mangeoire de votre poulain légèrement en hauteur, outre les vertus de la gymnastique, il en profitera pour développer son encolure dans le bon sens.

Les records du monde...équin

24/02/2011 14:01 par les_bargeots_de_la_rando

Les records du monde...équin

-Le plus grand cheval, un Shire anglais, mesurait plus de 2 mètres au garrot. « Sampson », shire, 2,19 m (1850)

·Parmi les pur-sangs anglais, le record de longévité est détenu par Tango Duke, un Hongre né en 1935 à Victoria, en Australie. Il est mort à 42 ans.

· La plus longue crinière appartenait à Maud, une jument de Californie. Sa crinière mesurait 5,5 mètres.

· Little Pumpkin est le cheval le plus petit et le plus léger du monde. Il est né aux États-Unis en 1973. À l'âge de 2 ans, il mesurait 40 cm au garrot et pesait à peine plus de 9 kg.

-Le record mondial de saut en hauteur est détenu par le capitaine chilien Alberto Larraguibel qui a franchi une barrière de spa de 2,47 m en 1949 avec son cheval de 15 ans Huaso à Vina del Mar au Chili.


-Le record mondial de saut en longueur est de 8,40 m, détenu par le Sud-africain André Ferreira depuis 1975 avec son cheval Something

-24 heures à cheval :Le record mondial fut battu à Budapest en 1999 par le Hongrois Miklos Pinter. Il a parcouru 486 km en 24 heures sur un circuit de 10 km en montant 24 chevaux. L’ancien record de 483 km appartenait depuis 1860 à l’Américain William Cody alias Buffalo Bill.

-Cheval le plus lourd : « Brooklyn Suprême » (1928-48), pur-sang belge, 1,98 m au garrot, 1 440 kg.

-Les plus vieux : ; poney 54 ans ; pur-sang 42.ans

-Les plus forts :
charge de 131 t de bois tirée sur 400 m par 2 chevaux de trait (23-2-1893, USA).

Les plantes toxiques

24/02/2011 13:54 par les_bargeots_de_la_rando

Les plantes toxiques

Les Plantes Toxiques :
Il est impossible pour un cavalier de connaître toutes les plantes toxiques, cependant voici une liste des plus répandues.


Absinthe (Grande) - artemisia absinthium l. Avortement possible à partir de 500 g.
Donne un coup amer au lait.

Aconit Napel (ou Aconit faux navet, Casque de Jupiter, Char de Vénus, Cuoqueluche, Napel, Petit navet, Tue loup) - aconitum napellus = Plantes Sauvages Alcaloïde dont surtout les racines sont dès 500 g.
Provoque une paralysie du pharynx, des diarrhées et de l'anurie.

Anémone Sylvie - anemone nemorosa = Plantes Sauvages Alcaloïde dont surtout les racines sont dès 500 g.
Provoque une paralysie du pharynx, des diarrhées et de l'anurie.

Arnica (Tabac des Vosges, Souci des Alpes) - arnica montana l. Mortel à partir de 500 grammes.
Provoque des spasmes, des crises nerveuses et des hémorragies.

Belladone (ou Belle dame, Bouton noir, Morelle marine, Herbe empoisonnée, Guigne de la côte) - atropa belladona = Plantes Sauvages Toxique à partir de 10 grammes, mortel dès 125 grammes.
Provoque des convulsions.

Buis (ou Buis bénit) - buxus sempervirens = Arbuste Alcaloïde dont toutes les parties sont mortelles.
Intoxication digestif, crampe, paralysie puis décès à partir de 750 grammes de feuilles.

Chêne (commun ou pédonculé) - quercus robur= Arbre Seuls les glands sont toxiques par le tanin qu'ils renferment et qui cause des coliques.
Troubles et décés à partir de plusieurs kilos de glands.

Ciguë Officinale (ou ciguë tachée, ciguë tachetée, ciguë socrate, grande ciguë) - conium maculatum = Plantes Sauvages Alacoïde toxique à partir de 100 grammes.
Provoque des spasmes de la mâchoire.

Colchique (ou colchique d'automne, tue chien, veilleuse, safran des prés) - colchicum autumnale = Plantes Sauvages Alcaloïde dont toutes les parties sont toxiques : feuilles dès 100 grammes, fleurs, graines et bulbe dès 50 grammes.
Refroidissement, diahrées gelatineuses, déréglement du coeur, coliques, oeil et bouche violacés, urines brunes et sanguinolentes et décés à partir de quelques kilos de plantes fraîche.
Provoque également l'avortement des poulains et la mort des poulains avant 48 heures.

Cytise (ou aubur, cytise aubour, faux ébénier, acacia des jardins) - cytisus laburnum ou laburnum anagyroides = Arbuste Alcaloïde dont toutes les parties sont mortelles.
Convulsions, coliques, incoordination motrice, problèmes respiratoires puis décès à partir de 200 à 400 grammes de graines.

Datura Straoine (ou stramoine commune, pomme épineuse, herbe à la taupe, herbe aux sorciers) - datura stramonium Toxique à partir de 10 grammes, mortel dès 125 grammes.
Provoque des convulsions.

Digitale - digitalis purpurea = Plantes Sauvages Hétéroside cardiotoxique dont toutes les parties sont toxiques à partir de 25 grammes.
Problèmes digestifs et urinaires, accélération du pouls et de la respiration puis coma et décès à partir de 140 grammes de feuilles.

Ellébores (Ellébore Fétide et Ellébore Noire, ou pied de griffon) - Helleborus foetidus Mortel dès 60 grammes.

Ergot de Seigle (ou seigle ergoté, seigle cornu, seigle malade, seigle noir, clou de seigle, chardon du seigle) - claviceps purpurea Toxique à cause de son parasit, dès 150 grammes.
Provoque une forme d'ivresse, une paralysie des membres et une respiration difficile.

Euphorbes (ou euphorbe petit cyprèe, euphorbe ésule, euphorbe réveille matin, euphorbe épurge, euphorbe panachée) - euphorbia cyparissias et helioscopa = Plantes Sauvages Mortel dès 50 grammes.

Ficaire - ranonculus ficaria A un goût très agre, décourageant les chevaux d'en manger.
Fougère Grand Aigle (ou pteris aquilina, grande fougère) - pteridium aquilinum = Plantes Sauvages Toxique dès 50 grammes et mortel dès 80 grammes mais inoffensif lorsque les plantes sont séchées.
Provoque des saignements de nez, des diarrhées, des convulsions,des congestions des reins ainsi que des poumons et des problèmes locomoteurs puis paralysie ascendante.

Genêt à Balais - cytisus scoparius ou sarothamnus scoparius Provoque une excitation cardiaque.

If (ou ifreteau) - taxus baccata = Arbuste Alcaloïde dont toutes les parties sont mortelles, mis à part l'arille.
Décès à partir de 0,5 à 2 grammes de feuilles par kilos de poids vif du cheval.

Ivraie Enivrante (ou herbe d'ivrogne, herbe à couteau, ivraie annuelle, zizanie) - lolium temulentum Toxique à partir d'un mélange de 5 % dans les fourrages ou les farines.
Provoque des troubles gastriques et intestinaux, des tremblements, des urines douloureuses et fréquentes.

Jusquiame Noire - hyoscyamus niger Toxique à partir de 10 grammes, mortel dès 125 grammes.
Provoque des convulsions.

Laurier Cerise (ou laurier amandier, laurier royal, laurier aux crèmes, laurier au lait) - prunus jaurocerasus = Arbuste Acide cyanhydrique.
Mortel dès 400 grammes.
Troubles cardiaques et nerveus, arrêt respiratoire puis décès.

Laurier-Rose (ou oléandre) - nerium oleander = Arbuste


Millepertuis (ou millepertuis perforé, herbe de la Saint Jean, herbe à mille trous, herbe percée, herbe aux piqûres) = Plantes Sauvages Hypericine dont toutes les parties sont toxiques.
Photosensibilisation, prurit, gonflement des paupières.

Morelle Noire - solanum nigrum Toxique à partir de 10 grammes, mortel dès 125 grammes.
Provoque des convulsions.
Porcelle Enracinée (ou pissenlit toxique) - hypochoeris radicata = Plantes Sauvages Plante généralement pas consommée par les chevaux, sauf en cas de canicule et de raréfication de l'herbage.
Provoque une atteinte du système nerveux central, des tremblements et un désordre de la locomotion proche du harper.

Prèle (ou prèle de marais, prèle commune, queue de cheval, herbe aux grenouilles) - equisetum palustre = Plantes Sauvages Alcaloïde thiaminase dont toutes les parties sont toxiques.
Amaigrissement et probléme de coordination des mouvements.

Renoncule Âcre (ou bassinet d'or, bouton d'or, mort aux vaches) - ranunculus acris

Rhododendron (ou azalée, rosage, rosage des Alpes, laurier rose des Alpes) - rhododendron ferrugineum = Arbuste Andrométoxine.
Troubles digestifs et respiratoires, voire probléme de coordination des mouvements.

Robinier (ou Faux Acacia, acacia blanc) - robinia pseudoacacia = Arbuste Phytotoxine dont seule l'écorce est toxique.
Gastro-entérite, troubles respiratoires et cardiaques puis décès à partir de 150 grammes d'écorce.

Rue de Chèvre (ou sainfoin d'Espagne) - galega officinalis Se trouve surtout dans le bassin méditerranéen.
Toxique dès 40 grammes.
Provoque une surexcitation, des douleurs au niveau du ventre, des diarrhées souvent sanglantes, des tremblements des membres puis la paralysie et un arrêt du cœur.
Les juments qui survivent avortent généralement.

Sabine (ou Faux Cyprès, genévrier sabine) - juniperus sabina Se trouve surtout dans le bassin méditerranéen.
Toxique dès 40 grammes.
Provoque une surexcitation, des douleurs au niveau du ventre, des diarrhées souvent sanglantes, des tremblements des membres puis la paralysie et un arrêt du cœur.
Les juments qui survivent avortent généralement.


Semen-Contra Toxique dès 300 grammes.
Provoque des convulsions.

Séneçon de Jacob (ou séneçon, herbe de St Jacques) - senecio jacobea = Plantes Sauvages Cyrhose, amaigrissement, troubles des réflexes.

Tabac de Virginie (ou grand tabac) - nicotiana tabacum Mortel dès 300 grammes.
Provoque un essoufflement un excés de salivation et des convulsions.

Thuya (thuya d'occident, cèdre de l'est, arbovitae, thuya américain) - thuja occidentalis Se trouve surtout dans le bassin méditerranéen.
Toxique dès 40 grammes.
Provoque une surexcitation, des douleurs au niveau du ventre, des diarrhées souvent sanglantes, une néphrite, des tremblements des membres puis la paralysie et un arrêt du cœur.
Les juments qui survivent avortent généralement.

Vérâtre Blanc (ou Hellébore Blanc, Varaire blanc, herbe à poux) - veratrum album = Plantes Sauvages Alcaloïde dont toutes les parties sont toxiques, dès 12 grammes.
Provoque des troubles cardiaques, des tremblements musculaires, des problémes intestinaux, une congestion pulmonaire et le décès à partir de 1 kilo de feuilles sèches ou 150 grammes de feuilles fraîches.

Vesce - vicia sativa Provoque des vertiges.

Les Espéces Nuisibles de toxicité faible :
Il s'agit de plantes provoquant des troubles passagers et, en principe, sans gravité.

Faînes de Hêtre
Gesse et Trèfle des Foins
Nielle des Champs (ou Nielle des blés, oillet des champs, gerzeau) - agrostemma githago
Tanaisie - tanacetum vulgare

Considérations générales :

1) Ne jamais s'affoler au vu des symptômes plus ou moins alarmants. Les noter, prendre un échantillon de la plante ou du fourrage suspect.
2) Avertir le vétérinaire.
3) Avoir en réserve les contrepoisons habituels : café, tanin, sulfate de soude, alcool, sucre (à administrer seulement dans le cas où le vétérinaire ne peut intervenir ).
4) Avoir une flore pour étudier et reconnaître ce qui pousse là où vivent vos chevaux.

Les photos de la honte

24/02/2011 13:43 par les_bargeots_de_la_rando

Les photos de la honte

les images parlent d'elles mêmes......svp plus jamais ça















 

Les origines du cheval

24/02/2011 13:35 par les_bargeots_de_la_rando

L e s   o r i g i n e s   d u    c h e v a l

La plus noble conquête de l'homme de l'homme a beaucoup galopé d'un continent à l'autre avant sa domestication survenue 6000 ans après celle du chien !

L'ancêtre le plus lointain du cheval est l'Hyracotherium ou Eohippus; il mesurait environ 40 cm, se nourrissait essentiellement de feuilles et vivait caché craintivement dans la forêt. Il était capable de se déplacer rapidement sur de longues distances ce qui lui a permis d'émigrer en Eurasie (on estime que l'essentiel de l'évolution des équidés a eu lieu sur le continent nord-américain, d'où le surnom "berceau de tous les équidés" donné à l'Amériquedu Nord).

Après une évolution qui s'étend sur plusieurs ères géologiques (près de 60 millions d'années) apparaît pour la première fois l'ancêtre des chevaux actuels, l'Equus Cabalus, il y a moins d' 1 million d'années. Les différences notables avec l'Eohippus sont la taille (l'Equus est plus grand), la perte des doigts latéraux au profit du médian et le mode de vie : l'Equusest ainsi capable de quitter la forêt pour la plaine. De là, il s'est rapidement répandu en Amérique du Sud, puis en Eurasie, en passant par l'Alaska, avant que les deux continents ne soient séparés par le détroit de Béring, dont la formation remonte à environ 10 000 ans.
Entre temps, il avait atteint l'Afrique où il devait donner naissance à l'âne, au zèbre et à l'onagre. Ensuite pour des raisons encore à ce jour inexpliquées, il a disparu du continent Américain. Ce n'est qu'au XVI ème siècle que les conquistadores espagnol y ont réintroduit ses descendants. Certains parmi ceux-ci, sont retournés à la vie sauvage, donnant les célèbres mustangs, dont sont issues toutes les races nord-américaines, de l'appaloosa ou du palomino, superbes montures des indiens, au quarter-horse, star des compétitions hippiques.
Les ancêtres du cheval ont fait leur apparition à la fin du règne des grands dinosaures, il y a 60 millions d'année. De la taille d'un chien à l'origine, ils ont évolué pour s'adapter aux changements de leur milieu, passant progressivement des forêts marécageuses, où il se nourrissaient de feuilles aux vastes steppes herbeuse où ils peuvent paître et galoper en hardes nombreuses. Leurs pieds se sont modifiés : ils n'ont plus qu'un doigt, un sabot de corne qui favorise la course, et leurs pattes se sont allongées en conséquence.
L'encolure étirée permet à la tête de se redresser aisément pour scruter l'horizon, les yeux disposés latéralement offrent un champ de vision de 350°. Pour ces animaux qui n'ont d'autre défense que la fuite, voir tout ce qui les entoure est essentiel. Ouïe fine, odorat exercé et un certain sixième sens les aident aussi à détecter de loin la présence de prédateurs. Crinière en brosse, ces premiers chevaux, dont on voit une superbe frise peinte sur les parois de la grotte de Lascaux, rencontre les hommes de la préhistoire après la dernière glaciation. Pour eux, le cheval est d'abord un gibier, prisé pour sa viande et son cuir, qu'ils chassent en le repoussant vers le bord des falaises pour le faire tomber dans le vide, comme l'attestent les ossements retrouvés en contrebas.
Plus tard, c'est un bel animal, vif, rapide, robuste, qui retient toute leur attention. On le capture, on l'élève, on le dresse, il tire, il porte. Et soudain, on le monte ! Grâce à lui, les distances s'estompent, les horizons s'élargissent, le monde s'ouvre aux conquérants ! C'est le début de la grande aventure des rapports passionnels entre l'homme et le cheval.

Rapports amorcés pense-t-on, avec le cheval de Prjewalski, dont on a retrouvé des survivants, en 1881, dans une harde en Mongolie. Sauvé de justesse, il est l'ancêtre des chevaux actuels et on peut le voir dans presque tous les zoos du monde. Il s'est reproduit et a reconstitué peu à peu de petites troupes dont l'une vient d'être réintroduite en Mongolie, son habitat d'origine.

bien nourrir son cheval

24/02/2011 13:32 par les_bargeots_de_la_rando

bien nourrir son cheval

L'environnement originel du cheval était la « steppe ». Son système digestif est donc adapté à l'ingestion de grandes quantités d'herbes issues de ce milieu naturel. Mais depuis sa domestication, son alimentation a été modifiée, et les éléments nutritifs de l'herbe de nos prés actuels sont différents de ceux des steppes. L'élevage marque le cheval pour la vie. C'est justement dans les premières années de sa vie que l'on peut commettre des erreurs dans son alimentation. C'est pour cela qu'il faut particulièrement veiller à lui donner les substances alimentaires qui différencient le cheval de loisir, du cheval destiné aux sports équestres. Ce qui explique pourquoi l'alimentation des chevaux, outre l'incontournable fourrage, doit quelquefois être complétée :

Le premier aliment
Les poulains sont nourris dans les meilleures conditions tant qu'ils tètent. Mais il se contentera uniquement de cet apport nutritif pendant deux mois !

Dès lors, des aliments de compléments (pelés) pourront lui être donnés. Tant que le poulain sera allaité, il ne pourra s'agir que de quantités minimales, car il ne s'agit pas de l'engraisser ! L'aliment de complément durant les six premiers mois pourra se composer d'un mélange d'aliments de démarrage pour poulains et d'une bouillie de quetsches, en proportions égales. A côté de cela, il est particulièrement conseillé, durant les 12 premiers mois, d'ajouter des minéraux et des aliments pour la croissance en les mélangeant à la nourriture. Ceci est particulièrement nécessaire lors de séjours intensifs au pré.

Le jeune cheval a besoin d'une albumine de qualité et de beaucoup d'énergie, car l'albumine contenue dans le lait maternel doit être compensée. Il faut particulièrement veiller entre le sixième et le douzième mois à l'approvisionner en aminoacides et en vitamine B. Les déficiences en énergie peuvent être compensées tout simplement par de l'avoine.

Ce régime peut être poursuivi jusqu'à 2 ans.

Après 2 ans
A partir de cet âge, le poulain peut être nourri comme un cheval adulte auquel on ne demande pas de travaux particuliers. La règle est de donner suffisamment de foin et peu d'aliments pour mangeoire. Une alimentation de complément est utile uniquement lors d'un usage intensif du pré. L'alimentation à base de minéraux doit être poursuivie.

A partir de la troisième année, les chevaux qui sont montés sont alimentés en fonction de leur capacité aux travaux. Pour la plupart encore, avec peu d'avoine. En contrepartie, il leur faut une alimentation à haute teneur en ballast, ( aliments juteux : pommes et carottes) car à ce stade les muscles et les os doivent encore être fortifiés avec des vitamines et du calcium.

Une alimentation adaptée

1. Quelle tâche doit accomplir le cheval ? Est-il un cheval de pré ? Est-il monté occasionnellement ? Est-ce un cheval de trait ?

  1. A quelle race appartient-il ? Le poids référent pour chaque race est à prendre en compte.
  2. Quel est son état de santé actuel ? Est-il ou a-t-il été malade ? S'agit-il d'une jument en gestation ou allaitante ? D'un poulain en pleine croissance ?
  3. Le cheval doit-il effectuer des tâches particulières ( sport, dressage, concours, endurance…. ) ou est-il un cheval d'élevage ?

Quelques règles à respecter

- Veillez à la qualité des aliments servis. Ne prenez jamais d'aliments avariés.

- Au risque de coliques, toujours commencer par abreuver le cheval avant de l'alimenter. Sinon, des aliments non digérés peuvent aboutir dans l'intestin et ne pas être digérés complètement ni évacués.

- Donnez le foin plutôt le soir.

- Préférez donner de petites quantités et plus souvent.

- Nourrissez-le à heures fixes.

- Evitez une modification brusque de l'alimentation.

- Laissez-le au repos pendant son alimentation et encore une heure après.

- Ne pas l'alimenter juste avant et après un effort. Il ne peut effectuer aucune tâche durant sa digestion, il doit d'abord faire descendre sa température après un travail fatiguant.

- Veillez à ce que le lieu où le cheval s'alimente et boit soit toujours propre.

- Donnez-lui de l'eau salubre et non chargée, toujours en quantité suffisante.

Du fourrage avant tout !
Un cheval a besoin d'au moins 1 kilogramme de fourrage par 100 kilogrammes de poids. Si cette proportion est inférieure, elle peut conduire à de graves dérèglements de la santé. Herbe, foin et paille sont les aliments de base pour le cheval !

Energie et hydrates de carbone
L'alimentation à la mangeoire, composée de céréales et de succédanés de céréales, est un pilier d'importance dans l'édifice de l'alimentation. Le cheval a aussi la capacité de digérer des céréales. Les hydrates de carbone qu'elles contiennent lui apporteront l'énergie suffisante pour accomplir ses tâches. Néanmoins, et par rapport à l'apport en fourrage, il ne faudra jamais en donner trop, car cela peut engendrer une surcharge de l'intestin et mener à de graves dérèglements.

Protéines
Une albumine de haute qualité est importante pour la santé du cheval. Mais en quantité plus réduite que le fourrage et les aliments donnés à la mangeoire, qui eux appartiennent à l'alimentation de base. Un cheval adulte n'a pas les mêmes besoins en albumine qu'un poulain ou une jument qui allaite. Trop d'albumine conduit chez un cheval adulte à une surcharge des reins et du foie.

Graisses et acides gras
La plus grande part d'énergie est puisée dans l'alimentation à la mangeoire, mais une bonne alimentation pour chevaux contient en complément un apport minimal en graisse végétale de haute qualité. Celles-ci sont utiles pour une belle robe, et en plus bénéfiques aux chevaux auxquels il sera demandé une grande capacité dans le domaine sportif et au travail. Attention : un engraissement du cheval mènera avec certitude à une chute de ses capacités aux travaux et à des dérèglements de sa santé.

Entretien de la robe

Pour obtenir une belle robe il suffit d'alimenter correctement le cheval avec des aliments contenants l'ensemble des éléments nutritifs essentiels. Les conséquences d'une mauvaise alimentation sont rapidement visibles : un cheval malade ou délaissé est facilement reconnaissable à l'aspect de sa robe.

Les soins externes apportés à la robe (pansage) la mettront en valeur. Une robe brillante est signe de santé, de vitalité et de capacité au rendement. Elle est le reflet de l'art et la manière avec lesquels l'animal est tenu et soigné.

"Trucs" de palefreniers

· Un vieux truc d'écuyer : mélanger des orties au foin. Si vous avez la possibilité de trouver des orties en grande quantité (et en évitant celles qui auront poussées au bord des routes, des terrains agraires ou d'autres lieux souillés) vous pourrez les mélanger au foin.
Laissez sécher les orties, foulez-les et mélangez-les avec l'alimentation.
Si vous désirez donner des orties fraîches, vous devrez dans tous les cas les aplatir avec un fouloir ou un rouleau à pâtisserie. De cette façon, les cellules acides éclatent dans les feuilles. Vérifiez alors prudemment avec les doigts si elles piquent encore.

  • Une deuxième possibilité consiste en l'adjonction de semences de lin. Ces semences contenant de l'huile font illuminer et briller la robe. Dans tous les cas, consultez votre vétérinaire sur la quantité à donner car un excès serait mauvais pour la santé.
  • De même, un peu d'huile de tournesol, ou de chardon, les deux contenant des acides gras non saturés, sont très utiles à une bonne qualité de robe. Ici aussi, consultez votre vétérinaire pour les quantités. Trop d'huile nuit au cheval !

LE CHEVAL au PRE

- Le cheval a une meilleure santé physique et morale au pré que quand il est enfermé, mais pour un cheval travaillant beaucoup, le box permet de l'entretenir, le nourrir, et le faire travailler régulièrement, proportionnellement à l'exercice recherché.

- Un cheval au pré, sans conditions, demande beaucoup moins de céréales qu'un cheval devant accomplir des tâches.

- Les chevaux ( surtout en captivité) ne savent pas choisir leur nourriture, laissant de la bonne herbe sur de larges étendues ou la souillant de crottins. Dans ce cas, cette herbe ne retrouvera pas un intérêt gustatif avant plus de 6 mois ! Il faut laisser le pré se reposer plusieurs mois par an en mettant le cheval dans un autre pré et vérifier régulièrement l'état des pâtures, car de grosses pierres ou d'autres objets pourraient le blesser.

- Ne pas oublier une pierre de sel à lécher et un point d'eau claire.

L'eau est indispensable
L'eau a plusieurs fonctions pour l'organisme : elle assure le fonctionnement des échanges du processus métabolique. Elle régule la température du corps et les sécrétions de sueur.

Ce besoin essentiel dépend de plusieurs éléments. En fonction du temps qu'il fait et de la charge demandée au cheval, il faut compter de 5 à 12 litres d'eau par jour par 100 kilos de poids. Ce qui signifie que pour un animal normal au pré et au repos, il faut donner environ 30 à 35 litres d'eau par jour.

Augmenter l'apport en eau l'été lorsqu'il fait chaud, pour compenser la transpiration, et la sècheresse des herbes au pré. Sa consommation peut alors passer à 50 litres d'eau, pour le même cheval.

  • Les chevaux de manèges et de sport, du fait d'une plus grande dépense d'énergie, auront un besoin en eau plus important.
  • Les besoins du poulain seront plus réduits du fait qu'ils en sont pourvus par le lait maternel.
  • Les jeunes d'un an et les seniors, du fait de leur charge réduite, boiront moins.

Les pertes les plus importantes en eau sont produites par l'évacuation des urines et des selles, la sudation corporelle, la respiration et l'allaitement. Les besoins en eau se forment dépendamment de ses pertes dans l'organisme !

L'abreuvoir
Les chevaux doivent toujours avoir de l'eau à disposition. La plupart des écuries modernes disposent d'un abreuvoir automatique, qui permet au cheval de s'abreuver à volonté. Il faut cependant veiller à ne pas laisser s'introduire d'agents pathogènes dans, et à proximité de l'eau.

Lorsque le cheval est abreuvé au seau, veiller à le remplir aussi souvent que nécessaire.

L'eau est à moduler selon le type d'alimentation : pour une alimentation sèche, le besoin en eau augmente 3 à 4 litres, par kilo ingéré. A l'inverse : Lorsque les aliments ont une bonne teneur en eau, comme l'herbe fraîche, les légumes ou les fruits, le besoin en eau diminue.

La température idéale de l'eau se situe entre 8 et 12° C. Eviter donc l'eau chaude, et l'eau trop froide qui peut donner des coliques.

PLANTES NATURELLES

Ray-grass anglais

Fléole des prés

Dactyle pelotonné

Houlque laineuse

Pissenlit

Sainfoin

Jonc commun ( agrostide )

Plantain lancéolé

Fétuque des prés

Fétuque ovine

Linaigrette commune pourpre

Trèfle ( très riche, attention aux troubles digestifs ! )

Luzerne ( très riche en protéine, à donner en petite quantité ! )

LE GRAIN

Les chevaux ne se nourrissent pas seulement de pâture et de foin, mais aussi de grains, l'avoine étant le meilleur.

Tous les grains doivent avoir une odeur agréable et être propres. Ils sont pilés, roulés ou broyés.

L'orge peut être bouillie et le maïs mis en flocons.

Le son, un des composants du blé, est mélangé à d'autres grains (avoine aplatie ou concassée) pour lui donner de la consistance et faciliter sa digestion. On peut aussi le servir pur, mais il devra être suffisament imbibé d'eau. Ses propriétés laxatives sont reconnues et il contient des sels de magnésie et potasse. Le son excite mécaniquement les contractions des muscles intestinaux.
* ayant tendance à les rendre apathiques, cet aliment n'est pas conseillé aux chevaux qui doivent travailler dur. Par contre on pourra l'utiliser pour les étalons et les juments poulinières.

Les granuléssont des aliments complets et équilibrés d'un emploi très pratique. Ils sont souvent constitués de : poudre d'herbe, édulcorants (mélasse), vitamines et minéraux.

- avoine : écrasée ou en gruau (le plus riche en protéines et le plus énergétique)

- orgeentière bouillie : (fait grossir un animal fatigué ou en mauvais état.)

- flocons de maïs : (très énergétique, mais pauvre en protéine et minéraux)

- son : (bon additif diététique, facilitant la digestion) sec en mélange ou en maches (voir préparation du mache).

- betterave à sucre : très énergétique, à faire tremper dans l'eau toute une nuit, avant de donner.

- fèves : entières, concassées ou bouillies ( nutritives et échauffantes )

- graine de lin : ( en hiver pour faire briller le poil. ) en gelée, mash ou tisanes ; à bien faire cuire pour tuer l'enzyme toxique qu'elle contient ; à donner froid.

- paille : hachée à mélanger pour 500 g. à chaque ration.

- carottes : peut même servir de récompense en dressage.

- navets,

- rutabagas, à laver et découper en morceaux.

Préparation du Mache
Un Mache est une sorte de soupe de céréales.
- Mettre les ingrédients - choisis en fonction des besoins spécifiques des chevaux - dans un seau. (Voir qualités spécifiques de chacune...)
- Ebouillanter.
- Laisser macérer deux à trois heures (un peu moins en été !) après avoir couvert le récipient.
- Ajouter une poignée de sel, mélanger et servir.

AUTRES

Les sucreries ne sont pas uniquement les bienvenues chez les hommes, les chevaux aussi apprécient cette attention. Afin de montrer au cheval qu'il a fait quelque chose de bien, on peut aussi lui donner des snacks. Bien entendu, cette récompense doit être adaptée à l'alimentation du cheval.

Le sucre souvent donné à titre de récompense, doit être d'usage limité :Calories vides, sans minéraux, sans oligo-éléments et vitamines rendent le sucre comme une récompense sans sens. La dégradation de la dentition et des gencives est la conséquence la plus grave lorsque l'on donne du sucre en permanence.

Le pain sec, doit vraiment être très sec lorsque vous le donnez, d'autant plus qu'il existe un risque de moisissure. Complet et énergétique, à donner avant et après le travail. Mais il n'est pas nécessairement sain en grande quantité : (Farine blanche, épices et sel ne sont pas bénéfiques).

L'avoine, est une bonne récompense, mais n'oubliez pas de la déduire de la ration journalière. Elle est très calorique !

Certains légumes comme les carottes, sont d'excellentes récompenses, qui contiennent des vitamines, des minéraux et sont pauvres en calories…

Les fruits, notamment les pommes et les poires même sauvages, sont d'excellent aliments, contenant à la fois des fibres, des vitamines et des sucres lents ; attention cependant d'habituer peu à peu les animaux non rustiques à leur usage ( ne pas les laisser s'en gaver - risque de coliques - et faire attention au risque d'étouffement par ingestion de trop gros morceaux - à donner à la main au début.

La luzerne et la farine verte,sont très appréciées par les chevaux, mais riches en énergie, et doivent être prises en compte dans la ration journalière.

Les "barres de récompense", contiennent souvent tous les éléments nutritifs et il faut aussi les comptabiliser dans la ration journalière.

LES VITAMINES

A. B1. B2. B6. E

La vitamine B et la Béta-Carotinesont indispensables aux défenses immunitaires, et permettent de combattre les infections ; elles augmentent aussi la fécondité chez les juments.
La vitamine D favorise la stabilisation osseuse ; à
administrer sous forme d'huile de foie de morue, sauf pour les chevaux dont l'huile de la robe est transformée par le soleil.

La vitamine E est bonne pour les muscles cardiaques et ceux du squelette.
Une bonne alimentation pour chevaux contiendra toutes les autres vitamines en justes proportions.

SELS MINERAUX & OLIGO-ELEMENTS

Calcium et phosphore : formation des dents et des os.

Sodium, chlorure de sodium et potassium : régulation des sécrétions.

Fer et cuivre : formation de l'hémoglobine et contre l'anémie.

Magnésium : développement du squelette et des muscles.

Manganèse : structure des os et reproduction.

Cobalt et zinc : stimulation de la croissance.

Iode : contrôle de la glande thyroïde.

La relation calcium/ phosphoreest relativement importante pour les chevaux. Des troubles peuvent se produire si, l'herbe est trop fumée ou si les proportions d'avoine sont trop importantes.
En général, le magnésium ne pose pas de problèmes car le cheval en absorbe suffisamment lors de son alimentation.
Chez des chevaux qui transpirent fortement, lors d'efforts intensifs, il faut veiller à donner un mélange de sodium/potassium en quantité suffisante et bien équilibrée.
Le zinc est important pour la guérison des plaies et pour l'assimilation de l'albumine.

Le fer et le cuivre sont indispensables pour la formation du sang.

Les méfaits du ferrage

24/02/2011 13:25 par les_bargeots_de_la_rando

Les méfaits du ferrage

Quelles sont les conséquences négatives du ferrage ?(si effectuer par un maréchal non compétent)

  1. Un resserrement et une déformation progressive du pied. Cela provoque de la douleur, une modification des allures, des problèmes musculaires, articulaires, des ossifications. La troisième phalange et les cartilages ungulaires latéraux se déforment. Le chorion (qui forme la corne) est endommagé, ce qui favorise la rotation de la troisième phalange et la fourbure, ainsi que la pourriture de la fourchette, la podotrochléite due aux contusions des structures internes du pied et la détérioration de la ligne blanche.
  2. La paroi est abîmée par les clous. Elle se dessèche et perd de son élasticité. L’isolation du sabot n’est plus étanche. Le métabolisme interne du pied diminue à cause d’une baisse de la température, surtout lorsqu’il fait froid, ce qui porte atteinte à la production de la corne et au soutien de la troisième phalange.
  3. La circulation sanguine se fait moins bien dans le pied avec toutes les conséquences négatives susnommées, outre un surmenage du cœur puisque les pieds ne peuvent plus assurer leur fonction de pompe, on voit apparaître les ‘poteaux’ qui vont avec.
  4. Des troubles du métabolisme par déséquilibre des protéines et par voie de conséquence des troubles cutanés, hépatiques et rénaux.
  5. Les vibrations causées par les fers abîment le podophylle, et provoquent des lésions comparables au syndrome de Raynaud chez les personnes qui travaillent avec des marteaux piqueurs.
  6. Le fer change la façon dont le poids est porté et modifie la bascule du pied, entraînant ainsi des problèmes musculaires et tendineux.
  7. Il provoque des surcharges anormales dans le sabot, entraînant des fissures, des seimes, et un décollement de la paroi.
  8. Les chocs sont moins bien amortis.
  9. La sensibilité du pied est diminuée, le cheval trébuchera plus facilement, ce qui augmente les risques pour monture et cavalier.
  10. Le poids du fer accroît la force centrifuge pendant le mouvement, ce qui surcharge les ligaments. Il représente également un risque de blessure plus élevé pour les personnes et les animaux.
  11. La traction est modifiée ; le cheval ne peut plus se déplacer en toute sécurité. La résistance dans un mouvement tournant est plus grande donc plus lourde pour les articulations et les tendons.
  12. Chez les jeunes chevaux le fer gêne la croissance de la troisième phalange.
  13. Il provoque une modification de la conformation car le cheval essaie de soulager les zones douloureuses du pied. Le sabot pousse de travers, les aplombs changent.
  14. Il abîme le sol.
  15. Il entraîne des frais d’entretien plus élevés, de nombreuses maladies et frais vétérinaires. Le cheval doit être remplacé plus rapidement.
  16. Il rend impossible le dépistage précoce du dépassement des limites biologiques d’un cheval.
  17. La perte accidentelle d'un fer rend le cheval inutilisable jusqu'à son remplacement (du fer). C'est alors la 'course au maréchal-ferrant'

Il a tout de même quelques ‘avantages’ :

  1. La possibilité d’utiliser le cheval sur n’importe quel terrain, à n’importe quel moment, sans avoir à accorder beaucoup d’attention à ses conditions de vie ou à ses pieds, aux dépens de la santé et de la longévité du cheval.
  2. La possibilité de dépasser temporairement les limites biologiques du cheval, également aux dépens de sa santé et de sa longévité.
  3. La possibilité d’utiliser plus longtemps un cheval boiteux, alors que les dégâts ne font que croître.


« Mais mon cheval ne peut pas marcher sans fers ! »

Ce n’est pas une raison pour ferrer un cheval, bien au contraire. C’est la preuve que ses sabots sont en tellement mauvais état et que ses conditions de vie sont si artificielles qu’il ne peut plus se passer de l’intervention humaine.

Qu’un cheval non ferré, vivant dans des conditions qui satisfont à ses besoins, est capable de performances importantes a été prouvé au long des siècles par tous ces chevaux au service des hommes.

Aujourd'hui des chevaux non ferrés, de loisirs, utilisés professionnellement ou concourrant dans toutes les disciplines, y compris l'endurance de haut niveau, prouvent tous les jours que c'est possible. Ces chevaux sont bien dans leurs pieds et dans leur tête, en pleine santé.

la maltraitance des chevaux

24/02/2011 13:17 par les_bargeots_de_la_rando

la maltraitance des chevaux

Quand on parle d'un cheval maltraité, on pense souvent qu'il a reçu des coups.
Pourtant, maltraiter, ce n'est pas uniquement battre un animal.
Il y a bien d'autres formes de maltraitance, souvent dues, plus à l'ignorance, qu'à la méchanceté.

Remerciements:

Je voudrais d'abord remercier vivement tous les scientifiques, éthologues ou autres qui par leurs observations du comportement des animaux dans leur milieu naturel, nous éclairent sur la culture propre à chaque espèce. Cela nous permet de mieux comprendre comment vivent ces espèces entre elles et d'essayer de mieux nous réintégrer nous mêmes dans le milieu naturel.

L'incompétence:

Ignorer tout de la "culture propre des chevaux" ne peut, hélas, que conduire à des maltraitances.
Cela engendre une incompréhension des réactions du cheval.
Ce qui peut mener à une alternances de "punitions" et de "récompenses" hors "timing" qui, complétement injustifiées, ne font qu'augmenter le traumatisme de celui ci.
Le cheval ne comprend pas ce qu'on lui veut et fait du n'importe quoi pour se sortir de ces situations qui lui sont pénibles. La situation se dégrade de la faute de l'homme incompétent.

Le confinement accompagné d'un manque de "récréations":

Quand je me trouve dans ce que j'appellerai une prison pour chevaux et que, je vois les prisonniers dans leur cellule, j'ai envie de leur dire: "Mon pauvre, si je pouvais te libérer, je le ferais, mais c'est moi que ton proprio ferait mettre en prison."

Les gens qui sont en prison me comprendront sûrement si je dis que c'est de la maltraitance que d'être privé de liberté. Pour les humains, on dit qu'ils doivent payer leur dette à la société parce qu'ils n'ont pas respecté ses règles.

Que dire pour les chevaux. Quelles règles n'ont-ils pas respectées pour être mis en cellule ?
Leur propriétaire ont mille arguments pour justifier de leur conduite. Ces arguments sont des considérations humaines, souvent pratiques ou économiques (le temps, c'est de l'argent), qui ne signifient rien pour le cheval.
Ce "buveur de liberté" n'est pas plus heureux dans sa cage dorée que le prisonnier qui aurait une cellule de luxe avec tout le confort, et qui n'irait dans la cour que quelques minutes et seul.
Voir d'autres congénères tout près mais ne pas pouvoir avoir de contact avec eux, est une autre torture pour un animal qui vit naturellement en groupe. Un cheval seul est strèssé et inquiet. La sécurité rassurante n'étant, pour lui, que dans le groupe.

L'homme primitif était appelé l'homme des cavernes. Ils n'y a jamais eu de cheval des cavernes.
Seuls les prédateurs se sentent plus en sécurité enfermés dans leur caverne moderne. Les chevaux, animaux de proie, cherchent l'espace pour voir le danger arrivé de loin et pouvoir fuir.

D'autres exemples de maltraitance:

La monte en main des juments par l'étalon:
Tenue en main et parfois entravée, la jument est saillie sans préliminaires. Les dames aux amants indélicats comprendront ce que je veux dire.

Les poulains sevrés trop tôt et de façon brutale:
Traumatisme psychologique certain et la porte ouverte aux futurs troubles du comportement. L'éducation de maman est incomplète. Il avait encore tellement besoin d'elle, et ce papa (l'étalon) qui a disparu avant sa naissance. Il lui aurait appris à se défendre et comment devenir un adulte bien dans sa tête.

Le manque de repères des poulains entre eux:
On l'a peut-être, si il a eu de la chance, laisser au pré avec d'autres poulains. Il a pu jouer et faire des bêtises avec eux mais il n'y avait plus d'adulte pour le réprimander et le guider pour lui apprendre les limites. Il est donc resté un poulain turbulent et traumatisé.
Les hommes lui mettront ensuite une étiquette de: "Cheval difficile".

Le dressage "Méthode militaire":
Reparlons en des hommes ou du moins de certains:
Ils sont des spécialistes du dressage et vont mettre ce poulain dans un moule. Le driller comme le sergent qui fait marcher au pas le bon petit soldat. "Fais ce que je te dis, c'est un ordre, et ne pose pas de question sinon tu auras des sanctions disciplinaires."
Fier de lui, le "sergent dresseur" se flatera de présenter un cheval qui fonctionne bien. Il marche au pas sans discussion. De toute façon, il n'a pas le choix l'esclave. Il fait ce qu'on lui dit, même si il n'a rien compris cet idiot. N'est ce pas ce qu'on veut obtenir de lui ?

Question:
Où sont passés les rêves de l'enfant qui était fasciné par la beauté et la grâce des chevaux sauvages.
Mais qu'est ce qui l'a rendu comme ça ? N'est ce pas lui qui n'a rien compris aux chevaux.

De bonnes paroles pour conclure:
Je terminerai sur une phrase que cita Lucien Gruss (grand écuyer et homme de cheval).
Lors d'une interview, maître Lucien Gruss, parlant de son admiration pour son père, Alexis Gruss senior, cita ce conseil de son père:
"Fais ce que tu veux avec un cheval, mais ne le dépersonnalise jamais. Garde lui toujours sa joie de vivre et sa fraîcheur."
Autre phrase de Lucien: "Un cheval est beau parce qu'il est cheval, pas parce qu'il fait des trucs."

Que dire de plus ?

la trousse à pharmacie

24/02/2011 13:02 par les_bargeots_de_la_rando

Les Pharmacies

Trousse de Base

Pour les promenades et les randonnées de moins d'une journée :

  • 1 couteau
  • 1 pince, 1 tenaille ou 1 petite triquoise
  • 1 bande de travail, 1 bande élastique (V-Trap) ou 1 bande Velpeau
  • 1 paquet de gaze stérile
  • 1 petit paquet de coton hydrophile
  • 1 flacon étanche d'antiseptique (comme de l'alcool, du Mercryl ou de l'alcool iodé)
  • 1 tube de pommade grasse
  • Des épingles de sécurité, des agraphes élastiques ou un rouleau de sparadrap
  • 1 fer articulé, des clous et une mailloche
Trousse Plus

Pour une randonnée d'une journée :

  • La trousse de base
  • 1 répulsif contre les insectes
  • 1 produit calmant pour les piqûres d'insectes
  • 1 collyre anesthésique
  • 1 pommade grasse
Trousse de Randonnée

Pour une randonnée de plusieurs jours :

  • La trousse Plus
  • 1 antispasmodique
  • 1 antihistaminique
  • 1 antibiotique
  • 1 tranquilisant
  • Des vitamines injectables
Pharmacie Complère d'Ecurie

Matériel :

  • Thermonmétre médical
  • Ciseaux courbes à bouts ronds
  • Seringues de 20 ml., à usage unique
  • Aiguilles d'environ 40 mm. de long et de 9 à 11/10ème de diamètre, à usage unique
  • Pinces métalliques pour manipuler les gazes et nettoyer les plaies
  • Trousse de maréchalerie (mailloche, rogne-pied, rénette, cure-pied, tricoises)
  • Gants jetables à utiliser pour tous les soins.
  • Agrafeuse spécialisée

Pansements :

  • Coton hydrophyle
  • Gazes stériles de 40 * 40
  • Gazes hémostatiques non résorbables (comme le Coalgan Ouate)
  • Gazes grasses cicratisantes (comme la Biogaze) ou antiseptique (comme l'Antibiotulle)
  • Bandes de crêpe (comme les Velpeau) ou synthétiques non adhésives (comme les Strapp)
  • Bandes collantes hypoallergéniques et souples (comme l'Élastoplasme 10 HB)
  • Bandes de tissu (pour les pansements des pieds)
  • Bandes de repos et cotons américains

Médicaments :

  • Tranquilisant injectable (comme le Vetranquil, le Calmivet ou le Rompun)
  • Antispasmodique injectable (comme le Calmagine, le Spafortan ou l'Estocelan qui est une association d’un antispasmodique et d’un antalgique)
  • Sérum antitétanique injectable
  • Tonique d'effort et vitamines à ingérer (comme le Yearl Dynam, l'Équisthénol)
  • Purgatif léger à ingérer (comme le Sulfate de Soude)
  • Alcool à 90 °
  • Eau Oxygénée à 10 volumes
  • Eau de Dakin
  • Crésyl dilué (à utiliser comme antiseptique caustique et comme insecticide)
  • Eau blanche (1 cuillèrée à soupe de Sous-acétate de Plomb dans 1 litre d'eau)
  • Antiseptique hémostatique (comme le Négatol ou le Lotagen liquide)
  • Liqueur de Villatte (30 g. de sulfate de cuivre, 30 g. de sulfate de zinc, 60 g. d'extrait de Saturne, à mélanger et à dissoudre dans 400 g. de vinaigre).
  • Solution insecticide (comme le Lindane)
  • Pommade antiseptique et anésthésique locale (comme le Nestosyl)
  • Pommade cicatrisante (comme la Lelong, le Borostyrol)
  • Antiphlogistine (comme l'Antiphlogine)
  • Vaseline
  • Pommade anti-allergique contre les piqûres d'insectes (comme le Phénergan)
  • Onguent rouge
  • Sulfamides en poudres ou en bombe (comme l'Exoseptoplix)
  • Antibiotique en poudres ou en bombe (comme le Pulsanéo)
  • Poudres ou bombe cicatrisantes et antiseptiques (comme le Stol V ou l'Alusprag)

La fourbure

24/02/2011 12:50 par les_bargeots_de_la_rando

La fourbure



La fourbure

ou

(pododermatite aseptique diffuse)


La fourbure est une des maladies les plus redoutée tant elle est complexe, longue à soigner et tant ses conséquences peuvent être dramatiques pour le cheval. Ce n'est pas une fatalité, loin de là, ses causes sont multiples et rarement accidentelles. Elle résulte d'un mauvais état général, conséquence directe de mauvaises pratiques alimentaires ou d'utilisation (élevage ou sportive) du cheval.



Ü Avant d'aller plus loin, voici quelques rappels sur le pied du cheval:



Le pied est l'extrémité du doigt unique du cheval. La troisième phalange est entièrement enfermée dans une boite appelée Sabot qui n'est autre que notre ongle replié sur lui-même et développé. La pulpe de notre doigt, dans cette transformation se trouve réduite à un triangle corné extérieurement représenté par la Fourchette. La Sole est cette zone légèrement cornée de notre doigt que l'on blesse lorsqu'on se ronge les ongles.


La plus grande part du sabot est occupée par la troisième phalange, de l'OS, un matériau qui n'amortit rien et transmet tout.

Dans cette boite cornée se trouve une «chair» lame de tissus qui génère et assure l'adhérence de la corne aux structures internes. Elle permet entre autres que le sabot ne soit pas transpercé par la phalange. Elle est sous tendue par un riche entrelacs artérioveineux qui sert d'amortisseur viscostatique lors du poser du pied.


Nous trouvons aussi l'Os Naviculaire, et l'articulation entre la deuxième et la troisième phalange. Donc un petit bout de deuxième phalange. Tout ceci maintenu par une capsule, des ligaments et le tendon perforant. Enfin on trouve le coussinet plantaire et les fibrocartilages qui par des mécanismes complexes freinent la descente du paturon et donc du boulet.

Seule la partie vasculaire est susceptible d'adaptation rapide aux conditions. L'expérience montre que la réponse des vaisseaux dépasse parfois la demande.



1) Définition :



La fourbure est une congestion inflammatoire (excès de sang) des tissus du podophylle (tissus situés entre la paroi du sabot et la 3ème phalange).

Le sang ne circulant plus, le pied n'est plus oxygéné, ce qui provoque l'apparition de nécroses. Cela entraîne la séparation des feuillets du podophylle et de ceux du kéraphylle (boite cornée).


Le sang se loge aussi sous la fourchette, la phalange n'est plus soutenue et bascule vers l'avant aidée en cela par la traction permanente du tendon perforant.

Selon la gravité du cas, la phalange peut aller jusqu'à percer la sole.




2) Différents types de fourbure :


Si la fourbure est une atteinte du pied, elle est en réalité le résultat final d'une somme de disfonctionnements dont il faut chercher les causes en amont. La fourbure, est la conséquence d'un mauvais état général du cheval. C'est avant tout une énorme "crise de foie", qui s'étend par corrélation à l'ensemble du système d'épuration de l'organisme : les fonctions hépatiques, digestives, rénales et cardiovasculaires sont touchées.


Il n’existe qu’un seul type de fourbure : la fourbure aiguë, mais selon son origine, sa gravité et son évolution dans le temps elle peut prendre plusieurs formes (traumatique, toxique, infectieuse, postpartum, etc…) en prenant un caractère de chronicité pour donner les différents cas suivants.


La fourbure aiguë :


Il s'agit du cas le plus grave et le plus dur à soigner et évolue souvent en fourbure chronique.

La principale cause de cette forme de fourbure est liée à des problèmes hépatiques. C'est la conséquence d'une surproduction des produits de dégradation des protéines (glucides) comme l'histamine (famille des amines). Une alimentation trop riche en glucides entraîne une surproduction d'acide lactique, donc une diminution du Ph intestinal, provoquant la destruction de certaines bactéries essentielles. Cette dégradation libère des endotoxines. Le foie n'arrive plus à suivre et finit par saturé, conduisant à une forme d'empoisonnement du sang et des troubles de la coagulation. Les fonctions hépatiques, digestives, rénales et cardiovasculaires sont toutes endommagées.

En raccourci, on peut dire que la fourbure aiguë est la cause d'une trop grande consommation d'Azote. Cela peut provenir, une herbe trop riche, d'une distribution d'une "super ration" inadaptée, tout ceci pouvant être aggravé par une sédentarité élevée.

La fourbure aiguë débouche en général sur une bascule de la troisième phalange. Le cas le plus a redouté étant une atteinte des quatre pieds.

Après une atteinte de ce type, le cheval est clairement exposé aux autres types de fourbure et à des récidives. Il est fragilisé à vie.


La sub-fourbure


Cette forme de la maladie est liée à un problème récurant de mauvaise circulation du pied. Il y a congestion du sabot sans bascule de la troisième phallange. C'est un état qui prédispose le cheval à l'apparition de fourbure. Elle n'est pas souvent décelée, le seul symptôme étant des boiteries chroniques et elle peut déboucher sur forme d'ostéite.


La fourbure traumatique ou mécanique


Ce type de fourbure est fréquemment rencontré en endurance, car il fait suite à des efforts prolongés sur terrain dur. C'est la conséquence d'une inflammation des tissus du pied. Elle décelable après l'arrêt des efforts, et peut parfois être confondu avec un début de colique (boiterie, fatigue générale, transpiration et position couchée).


La fourbure "d'eau froide"


Elle fait suite à l'absorption d'une trop grande quantité d'eau froide ( 20 à 30 litres), par un cheval en sueur, juste après le travail.


Il ne s'agit, ni plus ni moins qu'un empoisonnement du sang après absorption de médicaments de type anti-inflammatoires stéroïdien ou de corticoïdes.


La fourbure de mise bas


Elle peut être une des conséquence traumatiques de la mise bas, due à une forte infection utérine par manque d’évacuation du sang stagnant dans l’utérus. Ce type de fourbure découle d'un affaiblissement général , à une grande fatigue de la mère et à la présence d'infections non soignées.



La fourbure chronique


Elle fait suite à toutes les autres, particulièrement à la fourbure aiguë. La position antalgique que prend le cheval (penché en arrière) et la bascule éventuelle de la 3ème phalange, conduit à une modification des aplombs. La corne pousse très vite en talon et on constate que la une sole se bombe et que le sabot s'allonge en pince avec une forme caractéristique rrecourbée vers le haut. La paroi est cerclée de nombreux bourrelets faisant suite aux inflammations répétées du bourrelet coronaire.


3) Symptômes :


Un cheval fourbu, adopte une attitude très caractéristique. On dit qu'il fuit la douleur.


Il est campé du devant et sous lui derrière. Le fait de porter son poids sur les talons, permet au cheval de soulager la compression en pince due à l'inflammation. Cette position "penchée en arrière" est accompagnée d'une montée de fièvre (parfois plus de 40°C), d'une transpiration importante, d'un rythme cardiaque élevé (hypertension), d'une congestion des muqueuses des yeux et d'une augmentation de l'anxiété. Tout cela peut s'accompagner de déshydratation, de diarrhées.


Cette position peut être plus ou moins accentuée selon qu'un ou plusieurs membres sont touchés. Une position antalgique visible vous montrera le pied le plus touché, puisque le cheval portera tout son appuie sur le ou les membres les plus sains.

Il est possible que la position couchée soit la seule possible pour le cheval en cas de crise grave. Il ne faut pas s'étonner de le trouver allongé de tout son long, les jambes tendues (une attitude de "mort" très impressionnante).

Le pied lui-même peut être brûlant, on trouvera une dépression ou un œdème coronaire palpable au touché qui peut remonter assez haut sur le canon. La sole sera bombée (par la descente de la 3ème phallange). Sur le canon, le pouls sera très rapide. Dans les cas extrêmes on pourra apercevoir la troisième phalange percer avant de la fourchette.


Dans tous les cas, il faut se méfier d'un cheval qui refuse d'avancer, ou qui se défend au lever un antérieur. Surveiller de très prêt les chevaux obèses et enclins à la sédentarité.


Tous ces symptômes sont peu perseptibles chez le poney. Les poneys en excès alimentaire peuvent éviter la fourbure pendant quelques années jusqu’à un point de rupture dû à une pousse d’herbe particulièrement riche à laquelle l’organisme ne peut plus faire face.



4) Remèdes immédiats:


La fourbure doit être considérer comme une extrême urgence. De la vitesse d'intervention dépendra l'étendue des dégâts.

La première intervention est la saignée (jugulaire ou au pied). Elle n'est efficace qu'avant les 12 heures suivant l'accident, au-delà, les tissus sont trop endommagés pour que la saignée ait un quelconque intérêt.

Si saignée il y a, il faut privilégier celle du pied : percer la paroi en pince ou dans les lacunes latérales. Le but étant de libérer les tissus du pied de la compression sanguine. Il faut noter toutefois que cette intervention est sans effet contre les toxines.

Administrer des antalgiques et des anti-inflammatoires, ils calment la douleur et sont anticoagulants et des vasodilatateurs. Il faut arrêter tous les autres traitements médicamenteux en attendant l'avis du vétérinaire.

En fonction des cas de fourbures, on peut administrer aussi des tranquillisants et des antibiotiques.


5) Soins curatifs:


L’effet du traitement est peu spectaculaire quand le podophylle est dissoccié de la boite cornée. Il faut parvenir à la repousse complète du sabot neuf en évitant la bascule phallangienne.

Une fois les premiers soins apportés, les deux éléments à soigner sont :


Il faut traiter l'ensemble, l'un sans l'autre ne sert absolument à rien. Le traitement d'une fourbure, surtout d'origine alimentaire est un acte de longue haleine. Ce n'est pas parce que le symptômes ont disparus que le problème est réglé, bien au contraire. Il faut au moins trois mois au foie pour se régénérer et plus d'une année à la boite cornée. Ce n’est pas parce que le cheval ne souffre plus que le problème est règlé. Par exemple, lorsque l’on se donne un coup de marteau sur le doigt, la douleur disparaît avec la disparition de l’hématome et la repousse d’un nouvel ongle.

Le régime alimentaire :


Il faut s'attaquer à deux choses, la surcharge pondérale, si elle existe, et le soulagement des fonctions hépatiques. Le foie doit être mis au repos.

Dans un premier temps, le cheval sera mis à la diète et retiré de la pâture. Son régime alimentaire sera exclusivement constitué de foin (le plus vieux possible), de paille et de son. On ajoutera un complément vitaminé + oligo-éléments pour éviter les carences. Il faut aussi rajouter du calcium, pour contrebalancer les effets du son. On peut aussi faire une cure de biotine. En parallèle, le vétérinaire vous prescrira des cures de produits d'aide à la régénération des fonctions hépatiques, rénales et digestives.

La paille sera remplacée progressivement par du foin, au bout d'environ 4 semaines.

La réintroduction de céréales (orge et avoine) doit se faire très progressivement et après au moins 8 ou 9 semaines de régime. Les céréales doivent être réintroduites concassées trempées ou cuites. L'introduction de matières azotées ne se fait pas avant la 12ème semaine. Commencer par de la luzerne en bouchon, réhydratée et en petite quantité.

Pendant cette période on peu laisser le cheval brouter, un peu, sous contrôle, pendant 5 à 10 minutes par jour. Cela ne peut que faire du bien au moral de votre compagnon et n'entamera pas les effets du régime.

Les soins du pied :

Le maréchal va intervenir en plusieurs fois sur le ou les pieds touchés. Le plus important est de soulager le sabot en pince pour décongestionner le pied et rétablir les aplombs. Il est préférable d'agir avec l'appuie de radiographie des pieds, indiquant l'éventuel degré de bascule de la phalange et ne pas agir à l'aveuglette.

Il faut tronquer le pied, en pince, jusqu'à atteindre la zone congestionnée et se rapprocher le plus possible de la phalange.


La ferrure aura pour but de soulager l'avant du pied, d'aider les talons à supporter le poids du cheval et de mettre la fourchette en appui pour empêcher la phalange de continuer sa bascule. On limitera au maximum le nombre de clous, pour ne garder que ceux situés en quartier. Si la sole est vraiment très abîmée, on peut la protéger avec une plaque de cuir. Le nombre de ferrures ne manque pas et le maréchal saura choisir la mieux appropriée.


La ferrure faisant suite à une fourbure est un acte très traumatisant. On oblige le cheval à reprendre de bons appuis et à quitter la position antalgique qui le soulageait. Il faut plusieurs jours au cheval pour se réadapter à ses nouvelles chaussures. Il est même possible qu'il paraisse plus malade qu'avant. On peut le soulager avec des anti-inflammatoires.

Une fois cette ferrure posée, laissez la en place le plus longtemps possible (au moins 8 semaines), il ne faut intervenir qu'en cas d'apparition d'abcès ou de fourmilières, ce qui est assez fréquent compte tenu des traumatismes qu'a subit le pied. Chaque nouvelle intervention sur le pied handicapera le cheval.

Les soins généraux:


Un cheval fourbu a très mal aux pieds, c'est peut être une lapalissade, mais il faut en tenir compte lors des soins. Ne jamais forcer un cheval à marcher, et prendre son temps si le déplacement est obligatoire (douche, pansage, etc…).

En dehors des traitements médicamenteux, il n'y a pas grand chose à faire, ormis des bains et des douches. Les bains de pieds vont aider à décongestionner le pied. On peut en profiter pour le désinfecter, avec une solution à base de "Crésil" par exemple.

Il faut utiliser une eau à température ambiante. Une eau trop froide à des effets constricteurs néfastes. Il n'est pas nécessaire que le niveau d'eau dépasse la couronne. Plus haut, on risque de faire éclater les vaisseaux micro-capilaires du paturon et du boulet. Si on désire aller plus haut sur la jambe, il faut alors préférer l'action massante d'un jet d'eau. Ce genre de manipulation peut être répétée trois à quatre fois par jour.

Il est toutefois souhaitable que le cheval sorte de son boxe, ne serai-ce que pour son équilibre mental et l'entretien des fonctions locomotrices. Il faut alors le mettre dans un paddock en terre (rien à brouter !!!), au sol assez ferme (éviter la boue ou le béton). Il se déplacera seul, sans contraintes et quand il le souhaitera.


6) L'entretien du boxe:


En convalescence, un cheval fourbu passe le plus clair de son temps au boxe. C'est un animal qui a du mal à se coucher et à se relever et dont la thermorégulation est défaillante. Si l'on ajoute au problème, la mise à la diète, l'équation se complique.

Il faut une litière très épaisse, pour éviter les blessures aux jarrets et genoux. La présence d'un "gâteau" d'au moins 15 cm est obligatoire, la litière ne sera rafraîchie qu'en surface. Il suffit d'utiliser du fumier d'autres boxes pour la constituer. Il faut pailler tous les jours.

Si le cheval a tendance à se gaver de paille (régime oblige !), on choisira une litière de copeaux ou de lin.

L'idéal, étant un boxe en terre battue, sur laquelle on disposera une couche de 20 à 30 cm de sable. Il suffit d'enlever le crottin matin et soir et de niveler le sable de temps en temps. C'est le type de sol idéal pour permettre un appui régulier sur la sole et la fourchette et qui évitera les blessures dues au béton.


7) Cas des juments gestantes:


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la gestation ne met pas à l'abri d'une fourbure.

Certaines juments développent des problèmes circulatoires pendant la grossesse. Ce qui, ajouté aux problèmes hormonaux et autres peuvent amener un terrain favorable à l'apparition de fourbure si l'alimentation est trop riche.

Il se pose le problème de l'avortement. Le pratiquer résout beaucoup de problèmes, mais cette solution n'est pas obligatoire. La gestation peut aller jusqu'à son terme, sous assistance et surveillance, certes, mais c'est envisageable. Si l'avortement est envisagé, il faut le faire le plus tôt possible.

La mise à la diète de la mère n'est pas un souci. Le poulain étant directement lié à la jument par le foie, il subit lui aussi la fourbure et le régime ne peut pas lui faire de mal.

Il faut simplement complémenter la jument en conséquence. Il en doit pas y avoir de carences en vitamines et éléments essentiels, seulement moins de protéines.

Il faudra par contre prévoir un poulinage sous haute surveillance et veiller à ce que la mère soit indemne de toute infection. Sinon, on risque une rechute, embêtante avant un allaitement.


Conclusion :

La fourbure est une maladie très grave, et dont la bonne guérison dépend de la rapidité d'intervention et de la qualité des soins. La guérison est très longue, le cheval reste fragile à vie, même si les symptômes ne sont plus visibles.

Cette maladie n'est plus synonyme d'euthanasie, mais plutôt d'activité ralentie voir de retraite anticipée.

Enfin, il n'est pas nécessaire qu'un cheval devienne obèse pour développer une fourbure. Une bonne alimentation et une bonne utilisation du cheval doivent mettre à l'abri de cette maladie, qui est tout sauf une fatalité. Dans tous les cas, à choisir, il faut de toute façon préférer un cheval un peu mince à un cheval trop rond.